Les Cordes de Loire
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Le château du Plessis Bourré

Le château du Plessis-Bourré est construit en cinq ans seulement, de 1468 à 1473 par Jean Bourré. Entré au service de Louis XI alors qu’il n’est encore que Dauphin, Jean Bourré devient indispensable à la monarchie des Valois.

Avec la même fidélité, il est le grand argentier de Charles VIII, puis de Louis XII. Âgé de 83 ans, il meurt dans le dernier des cinq châteaux qu’il s’est fait bâtir. Le Plessis-Bourré est le seul qui nous soit parvenu intact. C’est aussi le plus novateur. Édifié sur une plate-forme cernée de douves en eau, il est défendu par trois pont-levis, une porte fortifiée et un donjon. La terrasse qui le ceinture permet le tir rasant des canons en batterie. L’artillerie n’est alors qu’à ses débuts. Confortable, lumineux et aéré, le logis est pourvu de remarquables décors – dont un plafond à caissons peints, à la symbolique ésotérique – qui annoncent la Première Renaissance.

Restauré après 1850, le Plessis-Bourré est embelli par les décors et les collections du soyeux lyonnais Henri Vaïsse.

Descendants de trois maréchaux, ses héritiers l’ont enrichi de souvenirs de l’épopée impériale. Sur un site naturel préservé de 400 hectares, la visite de ce monument historique privé, meublé et habité permet de découvrir un château à la fois forteresse et résidence d’agrément. Tout au long de l’année, des rendez-vous, mais aussi de nombreux événements, évoquent les grandes heures de l’histoire de France.

L’ancien Prieuré Bénédictin de Saint-Rémy-la-Varenne

Fondé en 929, l’ancien Prieuré Bénédictin de Saint-Rémy-la-Varenne fut l’un des plus riches d’Anjou. Aujourd’hui, ses édifices remarquables et variés se découvrent lors de la visite : les fresques romanes de la salle capitulaire (XIIe siècle), le logis prieural avec sa monumentale cheminée Renaissance, sculptée et polychrome, récemment restaurée, ainsi que l’église prieurale (Xe-XIVe). Le Prieuré est également le lieu d’événements en saison et à l’automne. L’association du Prieuré organise chaque année les Estivales du Prieuré (soirées concert, marchés nocturnes, sorties découverte…), ainsi que des animations pédagogiques pour les scolaires (éducation à l’environnement et au patrimoine), et la grande fête des Cucurbitacées : les Hortomnales fin octobre, avec la présentation de spécialités de cucurbitacées cultivées par l’association.

L’église Saint-Aubin d’Épiré à Savennières

L’église d’Épiré a été construite à la fin du XIXe siècle, grâce aux dons de la comtesse de las Cases descendante d’une famille de la noblesse locale, en remplacement de l’ancienne église toujours visible sur la petite place voisine.

La première pierre a été bénie en 1879 et l’église, inaugurée en 1885, est vraiment terminée en 1889.

L’architecture est de type néogothique angevin. La haute flèche de 40 mètres est nettement reconnaissable. Flanquée de son vénérable cyprès, l’église est visible de loin. Elle est en pierre, de forme octogonale avec des lucarnes, et dominée par une croix en fer forgé. L’étage supérieur de la chambre des cloches est orné de hautes baies jumelées, couronnées par un fronton en mitre incluant une horloge sur chaque face du clocher. Celui-ci abrite deux cloches fondues à Paris en 1881.

Au-dessus du portail d’entrée, repose sur des colonnes à chapiteaux le tympan sculpté d’un Bon Pasteur entouré de ses brebis. Une grande rosace le domine qui éclaire la nef.
L’intérieur de l’église, conservé dans son état originel, est typique de la fin du XIXe. Le vestibule d’entrée sous le clocher voûté d’ogives donne accès à droite à la chapelle des fonds baptismaux et à gauche, par un escalier de bois, à la tribune et au clocher. La nef, le transept et le chœur sont largement éclairés par de hautes fenêtres. Les voûtes angevines sont légèrement bombées et les ogives reposent sur de fines colonnes à chapiteaux ornés de feuillage.

Les vitraux, réalisés entre 1881 et 1882 par les Ateliers Bordereau d’Angers, sont l’une des grandes richesses de l’église. Ils évoquent des évènements de la vie de Jésus et des saints.

Parmi les autres éléments remarquables de l’église, il faut noter le bénitier composé d’un chapiteau de marbre rose provenant probablement d’un édifice romain, et d’une cuve  cylindrique à rebord, couverte de trois rangées de feuilles imbriquées. On remarque aussi un Christ polychrome du XVIIIe, une Vierge à l’enfant, une statue de Saint-Vincent du XVIIe, une statue de Saint-Fiacre du XVIIe, une statue de Saint-Aubin (probablement du XVIIIe) qui fut évêque d’Angers au VIe siècle, et deux tableaux à l’huile sur toile du peintre Mercier d’Angers datés 1836.